Charles Profizi, au fil du temps...

Addenda

 

Le colonel baron Lagorse avait été attaché par l'Empereur à la  personne du Saint Père pendant les presque cinq années de captivité  à Savonne et à Fontainebleau jusqu’à son retour à Rome. Dans les correspondances, pièces, documents qui se rapportent au séjour du Pape à Fontainebleau, l’officier de gendarmerie Lagorse est désigné comme adjudant, commandant et colonel. Les différentes appréciations à son sujet ne lui sont pas toujours favorables, elles sont parfois hostiles….  mais on peut affirmer que dans l'ensemble, les jugements s'accordent pour dire que le colonel Lagorse s'acquittât de sa longue et difficile mission avec tact, prudence et respect. D’ailleurs, installé dans ses Etats, et avant de se séparer de Monsieur Lagorse dont la mission était terminée, le Pape, pour " marquer sa reconnaissance des égards qu'il n'avait pas cessé de lui témoigner " lui fit don de sa voiture et d'une excellente jument blanche  appelée Cocote.

En mars 1814, Lagorse devient le Chevalier de Lagorse.

Le 31 mars les alliés entrent dans Paris. Napoléon se retire à Fontainebleau avec  soixante mille hommes

Le 3 avril les sénateurs prononcent la déchéance de Napoléon. Le 4  avril 1814, dans ce palais de Fontainebleau  où Pie VII était resté prisonnier, Napoléon signe son acte d'abdication conditionnelle, et le 5 son abdication sans condition et peut être, sur le même guéridon sur lequel le Concordat de janvier 1813 avait été signé.

 

Louis XVIII, remonté sur le trône, reprend immédiatement de nouvelles négociations avec le Saint-Siège et le Concordat de janvier 1813 est annulé.

 

Le 26 février 1815, Napoléon s'échappe de l'Ile d’Elbe, débarque à Golfe Juan le 1er mars. Retour triomphal jusqu’à  Paris où il rentre le 20 mars.

A Vienne les puissances mettent Napoléon au ban de l’Europe.

 

Murat, pour tenter de sauver son trône lorsque l’Empire vacille, commence des négociations avec l’Angleterre et l’Autriche. Les Bourbons exigeant le trône de Naples, il se rallie à Napoléon durant les Cent Jours ; il déclare la guerre à l’Autriche et il envahit de nouveau les Etats de l'Eglise .Le Saint Père, voyant ses Etats bafoués, sa capitale menacée, lança une protestation et dut se réfugier à Gênes. Murat subit défaites sur défaites et offre son épée et son courage à Napoléon qui les refusa. Après Waterloo, il cherche pendant quelque temps un refuge en Corse où il réunit 600 hommes, puis débarque en Calabre en rêvant de reconquérir Naples. Il est arrêté, jugé, et incarcéré. Un décret du roi, ordonne à la commission qui le juge, de lui  laisser une demi heure pour recevoir les secours de la religion, avant de le fusiller. Murat donne lui même l’ordre du tir. (13 octobre 1815)

 

Napoléon est définitivement vaincu à Waterloo le 18 juin 1815.

Le 22 juin, nouvelle abdication. Son exil pour Sainte Hélène affranchit  Rome de tout danger.

 

Louis XVIII fait son entrée à Paris le 8 juillet

 

A Rochefort, Napoléon embarque sur le Bellérophon le 15 juillet 1815, le quitte le 7 août pour embarquer su le Northumberland qui met voile pour .Sainte Hélène où il arrive le 15 octobre. Dans son exil, il est accompagné du général Montholon, sa femme et son fils, du général Gourgaud, du général Bertrand, sa femme et ses trois enfants, de Las Cases et son fils.Les anglais avaient autorisé Napoléon d’emmener avec lui dix domestiques dont son valet Marchand et son fidèle mameluk Ali. Savary n’avait pas obtenu la grâce de suivre son maître. Le geôlier malveillant de Sainte Hélène était sir Hudson Lowe.

Recrutés par le cardinal Fesch, sur la demande du général Bertrand, débarquent en septembre 1819, le médecin Antomarchi, l’abbé Vignali, un cuisinier et un maître d’hôtel

Empereur exilé, Napoléon meurt le 5 mai 1821.

Marie-Louise avait songé au début de l’exil de son mari à l’Ile d’Elbe à le rejoindre, mais elle qui avait découvert son aptitude au plaisir avec Napoléon se consola rapidement dans les bras de Neipperg et l’épousera à la mort de l’ « Autre ». Marie-Louise eut deux enfants de son amant pendant l’exil de son mari et en attendait un troisième lorsqu’elle apprit la mort de l’Empereur.

 

Pie VII, entouré de ses cardinaux s'attacha à panser les plaies de l 'Eglise et des concordats furent conclus , notamment avec la France, la Bavière, Naples, le Piémont, et la Russie.

 

Le Congrès de Vienne restituait  les Marches, Bénévent, Pontecorvo, les Légations de Ravenne, Bologne, Ferrare à l’exception de la rive gauche du Pô. Le Duché de Parme et Plaisance, fut adjugé à l’ex impératrice Marie-Louise. Le Comtat Venaissin  et Avignon demeurèrent à la France. Consalvi, en plein Congrès, s’insurgea et fit valoir les imprescriptibles droits du Pape…en vain.

 

Madame  Laetitia, mère de Napoléon, demanda asile à Rome. Pie VII ordonna de l'accueillir avec bienveillance ainsi que le cardinal Fesch, exilé par le roi, et ils furent installés  au palais Falconieri.

L’infortuné Duc de Reichstadt, Roi de Rome, l’Aiglon, élevé en prince autrichien, meurt de tuberculose en 1832. Napoléon III demandera en vain le retour de ses cendres. C’est Hitler qui les restituera en décembre 1940. 

 

Malgré les demandes insistantes de l'ambassadeur de France, Pie VII refusait de remettre en question le Concordat 1801 signé avec Bonaparte.

 

Par sa Bulle Sollicitudo animarum du 7 avril 1814 Pie VII rétablit l’ordre des jésuites

 

Lorsque Pie VII apprit la mort de Napoléon le 5 mai 1821, il permit qu’un service funèbre fût célébré à Rome par le Cardinal Fesch.

 

Pie VII mourût le 20 août 1823, à la suite de complications d’une fracture du col du fémur, à l’age de 81 ans et après un pontificat de 23 ans et demie.

 

En 1944 des documents semblent bien démontrer qu Madame de Montholon avait eu une fille de Napoléon à Sainte Hélène, morte à 18 mois. Hitler donna l’ordre de transférer le corps embaumé de la comtesse aux Invalides …le débarquement enraya l’opération.