Charles Profizi, au fil du temps...

Chapitre II

Captivité à Fontainebleau jusqu’à la signature du Concordat

19 juin 1812 – 25 janvier 1813

 

Dès le lendemain de l'arrivée de Pie VII  au Château de Fontainebleau, Bigot de Preameneu, Ministre des Cultes, et le Général Savary, Duc de Rovigo, Ministre de la Police Général, ainsi que plusieurs ministres, se rendirent au Château pour rendre hommage au Souverain Pontife. Trop fatigué et souffrant, il ne put les recevoir. Il faut dire que ces marques de respect au Pape faisaient partie du plan de Napoléon pour faire  croire à l'opinion publique que le Pape était à Fontainebleau de son plein gré, que non seulement il y était bien traité, mais  y recevait les plus grands honneurs dus au Chef de l’Eglise, néanmoins ses arrière - pensées étaient de se concilier les bonnes grâces du Pontife afin d’obtenir un Concordat des plus favorables.

L’Empereur avait prescrit au duc de Cadore, Intendant de la Couronne, de résider à Fontainebleau pour « veiller de ce que Sa Sainteté, trouve dans son palais les commodités et les agréments que Sa Majesté désire lui procurer ».

Les « cardinaux rouges » (par opposition aux « cardinaux noirs » qui avaient refusé d’assister au Sacre de l’Empereur et qui par représailles ne pouvaient plus porter la pourpre cardinalice) J.Doria, Dugnani, F.Ruffo , qui avaient participé aussi, aux négociations de Savone, étaient autorisés à rencontrer le Pape. Maury, de Bayane, les archevêques de Tours et de Nantes (Duvoisin), faisaient leur visite de temps en temps au Pape. Monseigneur Bertazzoli reprenait son rôle d’aumônier; le docteur Porta donnait ses soins. Ces personnalités fidèles au Gouvernement étaient néanmoins accueillies avec bonté,  mais le Pape se tenait sur ses gardes et observait une certaine résistance passive, non seulement par lassitude mais aussi par calcul. Il voulait montrer qu’il était prisonnier.

Pendant plusieurs semaines,  le Pape épuisé par la maladie et le voyage se tenait difficilement sur ses jambes et garda   le lit. Il se remettait très lentement, et ne sortait pas de sa chambre, refusant de descendre dans la cour, refusant les promenades en voiture dans le parc. Très atteint physiquement et moralement, il restait de longues heures, triste, silencieux et parfois paraissant accablé, prostré.

Les ordres de l’Empereur avait été donnés d'entourer le Pontife de tous les égards et de tout le confort et le luxe possibles. Le grand appartement où il résidait durant son séjour à Fontainebleau (NB *) est l'un des plus vastes et des plus somptueux du Palais. Il occupe tout le premier étage d'une aile de la Cour des Fontaines et touche au Pavillon de la Reine Mère. La vue embrasse à la fois la Cour de la Fontaine, le Grand Bassin des Carpes et le Jardin Anglais. L’appartement Pontifical comprenait dix pièces principales dont trois grands salons grandioses. Napoléon, après son sacre avait demandé le remeublement de cet appartement selon un plan cohérent avec prédominance de l’acajou pour les sièges et les consoles, exécutés par le Maître Jacob. En mai 1808, il fut occupé par le roi d’Espagne Charles IV et la reine Marie-Louise. Aucun changement important ne semble avoir été apporté à l’appartement pour le nouveau séjour du Pape. Le grand salon de la reine Hortense devint le centre de sa vie pendant dix huit mois. Lagorse avait laissé ses habits de gendarme pour revêtir ceux de chambellan … Le pape semblait mépriser ce décorum, il ne sortait jamais, se promenait dans la Galerie François 1er, vivait dans une retraite profonde, se tenait sur une réserve qui étonnait et irritait les fonctionnaires du Palais. Il avait fait installer un oratoire (NB**) dans un salon et passait de longues heures en prière, en méditation, en lecture et parfois s'occupait de modestes besognes: coudre un bouton, laver un linge, raccommoder une soutane, cela lui rappelait-il les heures bénédictines de sa jeunesse ?

Les cardinaux étaient logés dans les appartements du deuxième et troisième étage du Gros Pavillon (anciennement appelé : appartement des Filles de Louis XV) et dans les appartements voisins de celui du Pape du côté de l’aile Louis XV ( appartements du Prince Louis). Doria, Ruffo, Dugnani, Litta, Bertazzoli, étaient logés au Palais. Après la signature du Concordat, les cardinaux Mattei, Consalvi, de la Someglia , di Pietro, Gabrielli, Pacca, avaient obtenu la faveur de loger au Palais,( d’après Beauvilliers Ruffo, Scotti, Spina Pignatelli, avaient été admis à loger au palais) d’autres cardinaux logeaient en ville. Chaque cardinal avait avec lui un abbé et deux domestiques.

Le Pape prenait ses repas seul.

Sous la surveillance plus ou moins discrète de l’officier de Garde du Palais et de Lagorse, les cardinaux prenaient leurs repas en commun dans une salle à manger située en bout d’appartement et facilement accessible.

Pie VII était tenu au courant, du moins au début de la campagne, des succès de la Grande Armée, ( Moscowa ) mais dès que commencèrent les revers, ( Berezina ) les communiqués se firent plus rares, étaient arrangés, tronqués , et n’arrivaient à la connaissance du Pontife que les faits impossibles à cacher et présentés de la façon la moins fâcheuse pour l'Empereur. Malgré les sévères consignes de silence, les rumeurs parvenaient à filtrer et à se propager dans le Château.

L’entourage du Pape favorable à Napoléon, et les membres du gouvernement incitaient le Pontife à accepter tout ce que demandait l’Empereur.    L’état de l’Eglise lui était présenté de façon déplorable, on citait les nombreuses paroisses dépourvues de curés, on lui faisait craindre un schisme dans l’Eglise, on lui dépeignait l’humiliation des cardinaux noirs en exil, ce qui était de nature à l’émouvoir profondément. On lui expliquait que  Napoléon, de son côté, était tenu de donner satisfaction aux membres de son gouvernement et à ses partisans, que toutes les principales cours s’y étaient prêtées. Il était donc nécessaire  d’être plus accommodant afin d'aboutir à une réconciliation qui apporterait un remède à tous ces maux. Le pape résistait aux conseils et aux pressions de son entourage. Avec le temps,  les arguments  commençaient à impressionner profondément la pensée du pape. Sa sensibilité le faisait souffrir d'être séparé de nombre de ses cardinaux et il ressentait la douleur que ceux-ci pouvaient éprouver en exil. L’insistance de Mgr Bertazzoli, les demandes pressantes des 3 cardinaux Doria, Ruffo, Dugnani,  d’ accéder aux réclamations de Napoléon, la fatigue, les désordres de santé  et peut-être le sentiment de l’approche de la mort plongeaient le Saint-Pere dans un grand trouble, un profond découragement. On ne pouvait pas imaginer un traitement physique et surtout moral plus apte à venir à bout de sa résistance.

Napoléon, à la suite des revers de Russie, avait quitté la Grande Armée le 5 décembre 1812, il était arrivé à Paris de nuit le 18 et le 29 décembre écrivait à son auguste prisonnier : « Le nouveau séjour de Votre Sainteté nous mettra à même de nous voir, et j’ai fort à cœur de lui dire que, malgré les évènements qui ont eu lieu, j’ai toujours conservé la même amitié pour la personne. Peut-être parviendrons-nous au but tant désiré de finir tous les différents qui divisent l’Etat et l’Eglise. De mon côté j’y suis fort disposé, et cela dépendra entièrement de Votre Sainteté.Toutefois je la prie de croire que les sentiments de parfaite estime et de haute considération que je lui porte sont indépendants de tout évènement et de toute circonstance et prie Dieu, Très Saint Père, qu’il vous conserve longues années, pour que vous ayez la gloire de rassembler le Gouvernement de l’Eglise, et que vous puissiez longtemps jouir et profiter de votre ouvrage. »

Cette démarche avait vivement touché le Saint- Père qui espérait renouer les rapports entre L’Empereur et l’Eglise. Il chargea le cardinal Doria de se rendre à la Cour. Le cardinal avait été Nonce en France et n’avait pas perdu la faveur de Napoléon. A son retour à Fontainebleau, les pressions des prélats qui entouraient Pie VII, l’archevêque de Nantes, d’Evreux, de Tours, Mgr Bertolazzi, et même le docteur Porta) se faisaient de plus en plus pressantes .Ces entretiens fatiguaient, épuisaient et troublaient fortement Sa Sainteté qui, isolée, luttait dans ses hésitations et était prête à succomber.

Le 19 janvier 1813, sous le prétexte d'une chasse à courre à Grosbois, Napoléon, subitement changea de direction et gagna Fontainebleau en fin de journée. Il se rendit directement dans les appartements pontificaux .Le pape était en conversation avec quelques cardinaux dans le salon. Cette apparition inattendue causa quelques surprises: huit ans s’étaient écoulés depuis leur dernière entrevue.

 

Ce lavis ne relate pas la rencontre de l’Empereur et du Pape pendant sa captivité mais la rencontre en novembre 1804, quelques jours avant le Sacre.  

 

Napoléon s'avança vers le Pape, le serra dans ses bras et l'embrassa en l'appelant « mon père ». Le Pape qui paraissait très ému rendit son baiser à l’Empereur  en l'appelant « mon fils » ...

La conversation porta sur des généralités, évitant tout sujet de discussions et les deux princes paraissaient très heureux de se revoir. Les serviteurs du Pontife, ordinairement plus sombres, semblaient heureux de ce spectacle dans l'espérance d'une réconciliation.

Les cardinaux s'éloignèrent laissant les deux hommes en tête-à-tête.

Le lendemain le Pontife alla rendre sa visite à l’Empereur et rencontra l’Impératrice qu’il ne connaissait pas ; elle s’inclina et demanda sa bénédiction,

Pie VII la lui accorda et lui adressa des mots dignes et bienveillants.

Pendant cinq jours Napoléon eut de longues conversations privées avec le Pape. Comme on peut l’imaginer, et comme Pie VII le rapporta par la suite, l’Empereur après s’être montré respectueux, séducteur, conciliant,  passa à une argumentation plus animée , plus vive.

Il exposa d’abord ses intentions de reprendre la guerre avec la certitude de la gagner…Il était si convaincant, que le Pape éprouvait une certaine croyance…puis déployant tout ce qu’il avait de subtilité et de conviction, il s’attacha à persuader le Saint Père que la séparation des puissances spirituelles et temporelles , voire la diminution ou la perte de cette dernière, était une évolution inexorable du temps et que ce changement n’intéressait en rien la religion ,son influence, sa puissance et sa perpétuité. Napoléon avait en outre clairement signifié au Souverain Pontife qu’il ne retrouverait jamais ses Etats.       N’était-il pas naturel et acceptable que l’Eglise siégeât à Paris ou à Avignon, au centre de la chrétienté, avec une dotation importante de deux millions de revenus qui lui seraient alloués pour l’indemniser de la perte de ses biens. Il y serait vénéré, il aurait la facilité de voir l’Empereur, aurait son aide et sa protection. Il n’aurait rien à regretter, ni indépendance, ni puissance, ni richesse. Pie VII répondait que Saint Pierre avait fixé le siège à Rome et rappelait que les séjours des papes à Avignon avaient amené des schismes et des divisions néfastes. Pie VII réclamait ses Etats, sa liberté et celle de ses cardinaux emprisonnés.

L’Empereur reprenait son argumentation, ne fallait-il pas remercier le Ciel d’avoir choisi comme instrument de ces révolutions un homme né dans la religion catholique, sachant de quel prix  elle était pour les hommes…comment hésiter ?…c’était un sacrifice matériel à faire dans l’intérêt de la religion elle- même. C’était un acte de désintéressement honorable et non de faiblesse d’y consentir. « Supprimez entre nous, cette vaine difficulté  de la souveraineté temporelle, supprimez la et vous verrez ce que vous et moi, libres de nos ennuis nous ferons pour la religion !  » 

Le Pape était séduit, mais quand il fallait se décider, il entrait dans le doute et l’inquiétude.

Après cinq jours de ces entretiens répétés et harcelants, Napoléon exigea qu’on en finisse et fit la promesse au Pontife de trouver une forme qui n’entacherait pas sa conscience. On ne parlerait ni de l’abandon de Rome ni de l’établissement à Avignon et l’Empereur fit appeler un de ses secrétaires pour se mettre au travail de rédaction sur le champ.

Le Saint Père était harassé et moralement épuisé, en outre, il ne trouvait pas le soutien suffisant de la part des prélats de son entourage qui l’encourageaient plutôt à accepter les ambitions de l’Empereur. 

On a beaucoup écrit sur ces entretiens auxquels aucun témoin ne fût admis. L’archevêque de Malines, Mgr de Pradt, écrit « …si la discussion fût souvent animée, les formes les plus augustes, et les plus amicales furent continuellement observées »  …Le cardinal Pacca dans ses mémoires rapporte que le Saint Père lui a déclaré que Napoléon « lui avait parlé avec hauteur et mépris jusqu'à le traiter d’ignorant en matière ecclésiastique. » mais le même cardinal ajoute en ce qui concerne les sévices « je puis vous assurer que Pie VII plusieurs fois interrogé  sur cette particularité répondit toujours que ceci était faux » 

Toujours au sujet d’acte de brutalité : Pie VII aurait fait cette réponse au Comte Van de Vrecken  le 27 septembre 1814 «  cela est faux , et  je vous invite à dire en mon nom à tous ceux qui vous en parleront, que jamais il ne s’est porté à mon égard à un tel excès, mais un jour dans la chaleur de la dispute au sujet de la renonciation aux Etats Romains, selon l’habitude qu’il avait , il prit un bouton de ma soutane et me secoua si fort que tout mon corps remuait.  C’est de cela que probablement on veut parler. » 

Le Traité comportait onze articles.

L'introduction du rapport rassurait le Saint-Père puisqu'il était écrit dans le prologue «  Sa Majesté  l’Empereur et Roi et sa Sainteté, voulant mettre un terme aux différents qui se sont élevés entre eux et pour pourvoir aux difficultés survenues sur plusieurs affaires de l’Eglise, sont convenus des articles suivants, comme devant servir de base à un arrangement définitif ». Il s'agissait donc d'un simple avant-projet.

L'article 1er: « Sa Sainteté exercera le pontificat en France et  dans le royaume  d’Italie  de la même manière et avec les mêmes formes  que  ses prédécesseurs ».  rassurait encore le Saint- Père.

L'article 4 était le plus important et mettait le pape dans l’obligation de donner l’institution canonique dans les six mois à l’évêque  nommé.. Ce délai passé, si l’évêque n’était pas institué, le métropolitain ou l’évêque le plus ancien de la province devait procéder à l'institution canonique.

Les articles 5 et 8 prévoyaient des concertations ultérieures sur les nominations des dix évêchés et sur les réductions à faire ... Ce qui donnait donc à l'accord la forme d'un arrangement provisoire. Le Saint Père insista sur une dernière clause, qui était pour lui une sorte d'excuse «  le Saint père se prête aux dispositions ci-dessus par considération de l'état actuel de l’Eglise et dans la confiance que lui a inspirée Sa Majesté, qu'elle accordera sa puissante protection aux besoins si nombreux qu’a la religion dans les temps que nous vivons  »

Il fut donc convenu que le traité ne serait publié qu'après avoir été communiqué aux cardinaux, conseillers naturels et nécessaires de l’Eglise

Le 25 janvier au soir, il se trouvait dans le grand salon de son appartement,  en présence d’une sorte de Cour Pontificale et  d’une sorte de Cour Impériale.

 On présenta le traité à la signature du pape. Pie VII montrait des signes d’angoisse, jetait un regard sur les prélats et semblait implorer leur appui. Par leur attitude de soumission et une inclinaison de la tête, certains d’entre eux signifiaient qu’il fallait se résigner, qu’il fallait accepter.

 

Le Souverain Pontife, sur l’assurance qu’on lui présentait des accords préliminaires qui devaient rester secrets, croyant conjurer de plus grands maux, d’une main tremblante, recevant la plume des mains du cardinal Doria, apposa sa signature. (NB ***)

Napoléon signa à son tour.

Tout était consommé. La querelle se terminait par la victoire de l’Empereur et consacrait l’abandon de la puissance temporelle du Saint- Siège.

Aussitôt, Napoléon prodigua des témoignages de vénération à Pie VII, à qui  chacun présentait ses vifs hommages et le félicitait chaleureusement. Sa Majesté l’Impératrice arriva et complimenta le Pape pour cet heureux événement. Pour prouver son contentement à un retour de paix , l’Empereur expédia immédiatement l’ordre qu’il avait dicté, le matin même, à Bigot de Preameneu,  sans avoir attendu que les signatures fussent apposées, l’ordre « faire sortir de Fenestrelles le Cardinal Pacca et les autres écclésiastiques détenus…les cardinaux noirs cessent d’être sous la surveillance de la police et sont libres d’aller où il leur plaira…mais ils devront venir remercier le Pape d’avoir intercédé auprès de l’Empereur pour qu’ils rentrent en grâce….le ministre de la justice fera mettre en liberté , dans la nuit, les cardinaux qui sont à Vincennes…le ministre du culte annoncera l’évènement aux évêques et les autorisera à chanter un Te Deum. »  16   Napoléon, avait eu toutefois une courte hésitation sur les noms de Pacca et di Pietro. Vingt trois évêques ou cardinaux dont le Patriarche de Venise, l’Archevêque de Turin, les cardinaux Fesch, Caselli, Albenga, étaient appelés auprès du Saint Père.

Des propos ayant été rapportés sur les regrets qui avaient assailli le Pape dès après la signature du traité, l’ Empereur , le soir même dicta une lettre à Mgr Duvoisin à remettre à Pie VII dans un but d’apaisement : «….n’ayant jamais cru devoir demander la renonciation, je ne puis donc entendre que Votre Sainteté ait renoncé, directement ou indirectement, par les dits articles, à la souveraineté des Etats Romains, et je n’ai entendu traiter avec vous qu’en qualité de chef de l’Eglise dans les choses spirituelles »    

 

P S (NB*) Le Palais (Château) de Fontainebleau a profité tout au long des siècles des améliorations décidées par les souverains successifs.

Commandé par Louis IX ( Saint Louis ) au 13 me siècle,  successivement y séjournèrent : Philippe le Bel- François 1er- Henri II- Charles IX- Henri III- Henri IV- Louis XIII- Louis XIV- Louis XVI- Napoléon 1er- Louis XVIII- Charles X- Louis- Philippe- Napoléon III .

 

(NB**) Il s’agissait d’un autel sur roulettes que l’Impératrice Marie-Louise avait demandé d’installer dans chacun des palais. Celui de Fontainebleau était en sapin décoré par Moench de faux marbre, orné d’arabesques composées de vignes, grappes de raisin, épis de blé, et dans le milieu de l’autel, l’Agneau Pascal couché sur la Croix et le Livre.

Après la signature du «Concordat » le Pape consentit à célébrer  la messe dans la Grande Chapelle du Palais, dite de la Trinité.

 

(NB***) ce guéridon est peut être celui aussi  sur lequel Napoléon signa son abdication !